Auteure : Nimmi Malhotra
De la petite mais puissante Singapour aux plus grandes économies des boissons que sont le Japon et la Chine, les tendances de l’alcool évoluent rapidement en Asie.
Il n’est pas surprenant que l’Asie soit loin d’être un marché monolithique de l’alcool, mais bien une mosaïque de marchés distincts, chacun avec ses propres dynamiques. Les traditions culturelles, les normes religieuses et les régimes réglementaires diffèrent à travers la région, façonnant aussi bien les modes de consommation et les profils de consommateurs que le choix des canaux. Dans certains pays, la consommation d’alcool est intégrée aux rituels professionnels et sociaux ; dans d’autres, elle est restreinte et découragée. Les systèmes de distribution varient tout autant, de l’omniprésence des « convenience stores » au Japon à une distribution étroitement contrôlée en Indonésie.
Ces différences déterminent la manière dont l’alcool est consommé, où il est vendu et quelles catégories progressent. Les tendances suivent des logiques comparables. La plupart sont inégalement réparties sur le plan géographique et apparaissent sur des marchés présentant des infrastructures, une réglementation et un degré de maturité similaires. Par exemple, la Chine est en tête du commerce en ligne et des réseaux sociaux, mais la même stratégie ne se transpose pas à la Corée du Sud ou à Taïwan, où les ventes d’alcool en ligne sont soit fortement restreintes, soit interdites.
Les recherches sectorielles d’IWSR et d’Euromonitor soulignent la nécessité de stratégies propres à chaque marché plutôt que de généralisations régionales. Considérer l’Asie comme un marché unique revient à ignorer les forces qui la façonnent. Des éléments d’unification traversent cependant ces marchés. Ils ne suffisent pas à faire d...
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